Je m'amuse comme je joue

c'est à dire virtuellement.

Devant l'écran, à demi somnolent

avec des gestes automatique

je clique clique et re-clique

indéfiniment, tout le temps.

Musique lancinante, rythme trépidant.

Mon regard hypnotisé par ses graphismes dorés,

comme mes rêves d'ailleurs.

Rêve abruti dans un automatisme infini,comme drogué.

Et je claque 1000, 2000 euros dans la nuit sans fin.

Au petit jour les dégâts sont grands,

et je retombe en enfance,

comme ce bébé qui dort après avoir eu le sein,

Écoeuré mais content.