A chaque souffle de vent
mon esprit revit .
Pourtant il est froid et me pique le visage,
mais est-ce de la pluie?
Ou cette glace fondue dans le froid du matin,
qui se colle à mes lèvres, mes paupières?
Ma chaire frisonne, elle est vivante.
Je la sent comme un mal qui me tire de mes pensées, vers la réalité.
Là,  je vie, une lente agonie qui me paralyse.
Mon corps se raidit, gelée matinal.
J'attends le soleil, cette boule de feu, qui réchauffera mon âme,
caressera mon front et éblouira mes yeux,
me fera perler des larmes tièdes sur ma peau transit par le froid de cet nuit là.
Contraste qui me fait toujours autant d'effets.
Ce ciel est entre chien et loup,
mais je sais que la lumière commence à déferler sur le monde qui m'entoure.
Je m'ouvre à  elle comme le ferait un tournesol,
Face au soleil mon corps droit, attend plein d'espoir,dans ce monde figé.
L'ombre est derrières moi, mes pieds encore glacés dans cette neige blanche comme inviolée.
Des piaillements d'oiseaux, que c'est beau,
raisonnent dans le matin, donnant vie à ce tableau qu'est la vie,
que je contemple avec une bouffée d'espoir.
Une brise qui me caresse le visage, aire frai mais vivifiant.
J'entends le bonheur, des pas crissent dans la neige me rejoignent,
venant partager avec moi ce réveil hivernal.
Maintenant je sais qu'elle est près de moi.
Les yeux fermés, je lui tend ma main et la prie de ne pas me réveiller, comme je suis bien,
éternelle volupté entre le chaud et le froid.