Ses flammes lèchent une bûche,
et s'en vont dans la cheminée,
où elles aiment jouer à cache-cache,
nuit écarlate.
Frêles elles se perdent dans le noir,
étincelles festoient certains soirs,
mes mains se chauffent auprès d'elles.
Mes yeux fixes les trouvent belles,
sacrées elles me réchauffent le cœur,
j'aime les entendre crépiter.
A tant les écouter j'en oublie mes peurs passées.
Je redoute l'instant où dans un dernier souffle,
ses flammèches mourantes,
disparaitront au tréfonds d'un froid glacial,
pourquoi je m'échappe?
Encore des couleurs chaudes luisent dans cette nuit,
et les braises réagissent à mon souffle de vie.
La cendre, poussière ou reste sacrés,
que je garderais comme engrais, afin de fertiliser la terre.
Éternel recommencement  où  sont consumés monceaux de bois,
dans l'âtre d'un feu sacré.