Il s'arrache les ongles

les ronges

Une fois le bout des doigts mouillés rougis,

il dégluti

Ses yeux derrières ses mains

contemple un espace trop grand

trop voyant,

trop et trop plein à la fois.

Il voudrait se cacher

s'échapper

Ses dents mastiquent le vide déséspérémment

La peau...sa prison.

Toute son énergie acide

maintenant attaque la chaire

Le sang ruisselle puis déferle.

Il se cache derrière deux moignons

Mais quand va t-il cessé de penser?

Souffrance solitaire d'un être rempli d'une peur

sans nom...