réinterprétation Andy Warhol Pine Barren Tree Frog II

Son but continuer de marcher, malgré sa fatigue sur cette terre déchiquetée, dans cette savane couverte de l’herbe de rhode ou appelé par ça tribut, « Ma-Yenna ». Aurait-il encore du réseau, pour son portable ? Le point de rendez-vous était proche, si encore ses petits hommes blancs arriveraient eux, à bien le localiser. Au loin, un nuage de poussière venez dans sa direction… Ont-ils été assez con pour prendre une jeep ? se dit-il. Ha ! oui. Il devait donc les rejoindre en haut de cette petite colline. Plus loin le soleil commençait à tomber, Au loin quelques girafes, et un barrissement. J’y était, la voiture arriva et s’arrêta avec un son bruit de moteur, recouvert par le son du klaxonne. Les phares de la voiture s’éteignirent. Surement voulait-il pas se faire remarquer, rie-t-il dans sa barbe. Un homme en sorti. Hey ! Son accent était celui d’un Néerlandais lui parut-il, en tout cas pas d’ici. Il crachat par terre. L’homme blanc lui tendit la main et dit : « Goedenavond ». Était-il au moins avec un traducteur ou pisteur ? Il faisait des gestes avec les mains. De toute façon je savais bien pourquoi j’étais là. Ce qu’il voulait, et ce que j’espèrerais de lui. « Exchange, Exchange !!! Me Aartsend ». Moi Corona, lui répondis-je. Il avait l’aire vraiment con, et je commençais à mieux anticiper comment j’allais bien l’entuber, et bien profond… Utiliser donc sa profonde gentillesse occidentale, de tous ses soi-disant pays développé et supérieur. Comme disait Mon père « tu reconnaitras un « homme » à sa capacité de pouvoir vivre dans la brousse ne serait-ce qu’une semaine ». « De savoir s’il est capable de garder son autonomie dans sa propre merde » il voulait dire par là. Savoir utiliser au mieux son écosystème, le savoir des anciens. Trouver sa nourriture, un coin ou dormir, les bases quoi… Allais-je lui piquer sa voiture ?  Il avait lui aussi son portable à la main. Mon petit sac moi était à ma ceinture pourquoi le cacher. Dedans la carte mémoire. « Allways 500 Bitcoins ? ». « Ja, ja », même pas capable de parler anglais. « First the financial transaction » lui dis-je, en lui montrant mon téléphone portable. Il rapprocha donc le sien du mien, et après lui avoir envoyé mon adresse de mon compte Bitcoin, il valida lui de son coté l’envois. La transaction était faite. Il n’avait même pas négocié, cet imbécile. Je lui tendis donc la carte mémoire, pourquoi se rencontrer si tout cette mascarade n’était que virtuelle ? Pour le plaisir de lui tendre ma gourde à cet enfoiré. Si lui-même était venus c’était bien pour quelque chose ? non ? je lui proposai donc. « Drinking ». Il avait sorti son appareil photo pour y mettre la carte-mémoire. « OK, ok ». J’insistais avec ma gourde. Il était toujours aussi jovial. Il avait soif sa chemise avait ses auréoles typiques de transpiration. De toute façon tout comme moi il avait une odeur, l’odeur différente de cette eau que je lui donnais, liquide encore chaud, ou j’y avait mélangé non pas ma salive, mais simplement de l’eau tiré du puit de notre village, eau qui avait tué ou rendus très malade beaucoup ma famille, mes amis. L’unique causes de notre exode vers la ville, mégapole, à bien 5 miles d’ici. Infections virales, bactériennes ou parasitaires, en tout cas personne n’était venus nous sauver. Au pire il aurait la diarrhée, et connaitrait ses limites. Je lui demandais s’il avait une bière ? « Beer, Beer .». »JA, bier » il se dirigea vers l’arrière de son véhicule et ouvra son coffre. Ce con avait un petit frigo. Il me tendit une bière bien fraîche. Une Leffe, il était Belge en fait. Il faisait vraiment nuit. Maintenant, il fallait penser à rentrer encore 2h00 de marche. « I am going now » « Ok » répondit-il. De toute façon je ne voulais pas le voir se chier dessus. Je le laissai se remettre au volant de sa « Cherokee ». Il ralluma le moteur, ses phares, lumière jaune éclairait, l’endroit. Il avait mis de la musique du film de « Kirikou et les bêtes sauvages » de Manu Dibongo me semblait-il ? La voiture fit demi-tour, et s’enfonça dans lui nuit. Les bruits de la savane avait repris le dessus, je me retournai donc, redescendis la colline à travers les herbes à éléphant. Tel était mon chemin, plus de Barrissement. Mais des rugissements de lion, peut-être un solitaire en quête, pourtant si proche de la ville ? Qu’est-ce que mon père m’avais appris ? J’imaginais encore ce Aartsend, se chier dessus, cela me faisait pisser de rire. J’avançait dans le noir à la lumière de mon portable, certes la lune était ronde et le ciel dégagé et je savais me géolocaliser. Et cette ombre que je n’avais pas vu venir, ses griffes qui me lacères le dos, et ses crocs qui me broient et déchiraient ma nuque. Non, je ne l’avais pas vu venir… Le petit blanc lui, fini par ce vidé dans sa Cherokee noir, bien avant le lever du jour.